L’histoire : Dans une époque indéterminée, un roi et sa famille demeurent terré dans leur château, victime d’une créature démoniaque. Jusqu’au jour ou un guerrier solitaire se présente et engage un combat contre le mal.
Mon avis : A l’origine, Beowulf est un poème anglais écrit durant le Moyen Age. Une œuvre qui inspira de nombreux auteurs comme J.R.R Tolkien pour sa célèbre saga du Seigneur Des Anneaux.
Dans les années 90, suite au succès de Mortal Kombat de Paul WS Anderson, Lawrence Kasanoff, l’un des producteurs du film, propose à Christophe Lambert de l’engager à nouveau, cette fois, dans une version de Beowulf. Alléché par la perspective de jouer dans une adaptation grandiose sous la forme d’un film d’action à grand spectacle, l’acteur accepte immédiatement.
A ses côtés, on trouve notamment Rhona Mitra (pressentie à l’époque pour être également la nouvelle Lara Croft), l’acteur allemand Götz Otto, et Patricia Velásquez (plus connu pour son rôle d’Ankh Su Namun dans La Momie version 1999 et sa suite).
L’histoire se déroule dans une époque indéterminée, à l’intérieur d’un château ou vivent le roi Hrothgar, sa fille Kyra et de nombreux soldats qui tentent de les protéger des attaques d’une créatures mystérieuses, sans grand succès. C’est alors que débarque un guerrier solitaire nommé Beowulf, qui semble en savoir beaucoup sur cette menace et parait être le seul à pouvoir l’anéantir.
Lors d’une interview pour le site Nanarland, Christophe Lambert explique sa déception face au résultat final, imputable, selon lui, à une baisse de budget décidé par les producteurs juste avant le début du tournage.
Déjà très mal reçu à sa sortie, certains le qualifiant de nanar, le Beowulf version 99 ne s’est clairement pas amélioré avec le temps.
Entre le jeu inexistant de tous les comédiens (mention spéciale à Christophe Lambert qui semble s’emmerder quand on ne lui demande pas de sauter partout), les décors et la réalisation même pas digne d’un téléfilm, les effets spéciaux horribles (la créature et le château qui explose, on croirait un film Asylum) et les scènes complètement autres (la blonde nue à genoux sur le roi qui se tortille, scène recasée deux fois), c’est un vrai festival. Et je ne parle pas de la musique électronique atroce.
Même en étant bon public, difficile de ne pas voir tous les défauts du l’œuvre. Reste que, sur la longueur, l’ensemble ne finit tout de même pas être lassant. C’est pourquoi je qualifierais plus ce long métrage de navet ennuyeux qu’il vaut donc mieux éviter.