L’histoire : En pleine crise financière, les dirigeants de l’’OCP doivent fusionner avec une firme Japonaise. Ensemble, ils envisagent de créer Delta City. Mais, pour cela, ils envisagent de chasser les pauvres gens qui leur opposent une forte résistance. Pour les convaincre, les membres de l’OCP décide de reprogrammer Robocop. Mais, les choses ne vont pas se passer comme ils l’avaient prévu.
Mon avis : En 1987 sort le film Robocop qui devient un véritable succès. Malheureusement, il n’en sera pas de même pour sa suite, beaucoup plus controversé malgré ses qualités.
Ça n’empêche pas l’annonce d’un nouvel épisode, trois après Robocop 2.
La principale raison, la société Orion, qui détient les droits du personnage, est très mal en point financièrement. Ses cadres comptent donc sur Robocop 3 pour renflouer les caisses.
Mais, face aux nombreuses critiques émises à l'encontre du second épisode, les dirigeants décident de changer le ton de la franchise et optent pour un film plus familiale susceptible d'attirer les petites têtes blondes et leurs parents dans les salles.
Conséquence : Le script de Frank Miller, jugé trop "politiquement incorrecte" subit une réécriture. Le dessinateur scénariste en sortira définitivement dégoûter.
Le responsable du carnage est un certain Fred Dekker, scénariste et réalisateur, notamment du très bon The Monster Squad. Le metteur en scène explique à la presse que le succès de la série provient avant tout, selon lui, du personnage de Robocop et compare déjà son film à un mélange entre Indiana Jones et James Bond.
Pourtant, en coulisses, les choses se déroulent mal et Fred Dekker croule sous les problèmes avec les responsables du studio. D'ailleurs, le film sera un tel échec qu'il détruira la carrière pourtant prometteuse de son réalisateur qui se recyclera à la télévision.
Lorsque Robocop 3 sort finalement deux ans plus tard, c'est la consternation totale face à un épisode qui n'a plus rien à voir avec le second film, et encore moins le premier.
Derrière l'armure du robot flic, ce n'est plus Peter Weller, trop occupé par le tournage du film Le Festin Nu, de David Cronenberg. Une éviction due également aux nombreuses critiques émises par le comédien sur Robocop 2.
C'est donc Robert John Burke, dont la carrière se situe principalement à la télévision, qui le remplace. De son coté, Nancy Allen choisit de rempiler, plus par respect envers la franchise que véritable envie ou obligation contractuelle. On retrouve également plusieurs autres comédiens fidèles au poste depuis le premier épisode, à savoir Robert DoQui qui incarne le Sergent Reed, Felton Perry, qui reprend son personnage de Johnson, ou Angie Bolling qui apparaît lors des flash-backs d'Alex Murphy ou elle joue sa femme.
Quant aux petits nouveaux, figurent notamment Jill Hennessy, vue dans la série Preuve A L'Appui ou le film Komodo, mais, également CCH Pounder, Remy Ryan et le regretté Rip Thorn.
L'histoire commence alors que la multinationale OCP connaît une grave crise financière qui menace d'anéantir la société. Dans le but d'enrayer cette crise, les responsables optent pour une fusion avec une firme japonaise. Mais, les nouveaux patrons exigent des résultats quel qu'en soit le prix. le patron de l'OCP s'engage donc à faire construire au plus vite la fameuse mégalopole Delta City, tant vanté depuis le premier film.
Le problème est que ce projet exige une démolition totale des bâtiments et, donc, l'évacuation de la population locale. C'est là que les Rehabs interviennent. Il s'agit d'une unité d'agent financé par l'OCP, chargé de débarrasser les lieux des habitants.
Face aux médias locaux, le responsable de cette unité, Paul McDaggett, explique que les gens sont emmenés dans des véhicules à destination de structure plus moderne et mieux accueillante. Mais, la vérité est que les camions qui charge les habitants n'ont aucune destination précise et qu'il s'agit juste de flanquer de pauvres gens à la rue, au nom du profit.
Parmi ses personnes, les parents de la jeune Nikko sont enlevés de leur appartement en pleine nuit et bientôt séparée de leur enfant. La fillette ne les reverra jamais.
Nikko se retrouve alors enrôlée dans un groupe de rebelles ou ses talents d’hackeuse font merveille. Le petit groupe commence par prendre d'assaut une usine de l'OCP.
Appelé sur les lieux, l'officier Anne Lewis se retrouve dans un guet-apens en plein territoire hostile. Roulant vers l'usine, Robocop perçoit l'appel de détresse de la jeune femme et choisit de faire demi-tour. Une attitude pas du tout du goût des responsables de l'OCP qui exigent que toute trace d'humanité soit évacuée des circuits du robot.
Mais, le professeur Mary Lazarus, en charge de Robocop, choisit de ne pas obéir. Finalement récupéré par les rebelles après avoir été trahit par Paul McDaggett et ses hommes, le robot flic est remonté et décide se battre au côté de Nikko et des autres.
Voilà les grandes lignes du scénario de ce troisième épisode, qui dévoilent rapidement ses intentions dès ses premières minutes, montrant le début du calvaire vécu par le jeune Nikko, un personnage que les producteurs et le réalisateur semblent vouloir placer au centre de l'histoire, reléguant Robocop au second plan.
Au passage, on remarquera que le robot flic n'effectue sa première apparition que très tardivement. Le spectateur aura également droit à une scène atterrante de stupidité visant à ridiculiser définitivement l'ED 209.
Le robot n'est d'ailleurs pas le seul à être tourné en dérision, puisque même le personnage de Robocop apparaît comme totalement empoté ici, lors de combats foireux avec des ninja bionique ou ceux-ci s'amusent à le piétiner pour le faire tomber. Bref, ce troisième opus s'avère être une catastrophe intégrale.
Dans cette débâcle, inutile de préciser que ce Robocop 3 n'a plus rien à voir avec les deux premiers épisodes. Désormais, la saga s'oriente vers le divertissement familial nauséeux et vide de sens, triste fin pour une franchise qui avait si bien commencé.