L’histoire : Après un braquage de banque, les responsables doivent se retrouver dans une maison isolée. Mais, rien ne se passe comme prévu. Et quand un tueur psychopathe vient se joindre à la fête, les choses prennent une tournure cauchemardesque.
Mon avis : En 1996, le film Scream bénéficie d’un succès inattendu et relance un genre que beaucoup pensaient disparu : Le Slasher. S’ensuivront quantité de productions qui suivront la tendance.
Comme Kevin Williamson, le scénariste du film de Wes Craven, Stevan Mena a lui aussi été biberonné aux films d’horreur des années 80.
En 2003, il décide de s’en inspirer pour son premier long métrage, Malevolence, une petite production, mais, qui va beaucoup faire parler d’elle dans plusieurs festivals et même remporter quelques prix.
A l'instar de John Carpenter, dont il est fan, Stevan Mena choisit de cumuler les casquettes. Il est scénariste, producteur et s’occupe de la musique de son film.
L’histoire de Malevolence commence en 1989. Un tueur psychopathe vient d’enlever le petit Martin Bristol, 6 ans et l’emmène chez lui. Il installe l’enfant dans un coin de la pièce et tue sauvagement une femme sous ses yeux.
On bascule ensuite dix ans plus tard. Marylin oblige son petit ami, Julian, à participer au braquage d’une banque. Les deux autres commanditaires sont Max, le frère de Marylin, et Kurt, un ami de Max. Ce dernier doit récupérer l’argent et le partage doit se faire dans une maison isolée.
Mais, rien ne va se passer comme prevu. Max a été bléssé durant le braquage et le groupe doit se séparer. Seul avec l’argent, Kurt crève un pneu sur le chemin menant à la maison et se voit contraint de voler une voiture et de prendre en otage une mère et sa fille.
Et quand la gamine tente de s’enfuir et atterrit dans un ancien abattoir abandonné ou vit un tueur psychopathe, les choses se compliquent sérieusement.
Si la scène d’ouverture, extrêmement dérangeante, annonce une œuvre glauque et violente, la suite n’est malheureusement jamais aussi réussie.
Le film se montre extrêmement bavard et, surtout, ne surprend jamais. Stevan Mena aligne des références à John Carpenter (Halloween surtout, dont Malvolence reprend un des thèmes musicaux), Vendredi 13 (le tueur, increvable, est affublé d’une cagoule sur le visage, comme Jason Voorhees dans le 2ème film de la franchise), mais aussi Tobe Hooper (plusieurs éléments de l’antre du tueur renvoient à Massacre A la Tronçonneuse), mais, ne cherche jamais à proposer autre chose.
Pour autant, même si Malevolence manque clairement d’inspiration et que son maigre budget se fait cruellement sentir, le film se rattrape grâce à quelques bonnes idées scénaristiques, notamment dans une des scènes finales ou le réalisateur et scénariste tente d’apporter un peu plus de profondeur à son tueur psychopathe. Rien de renversant, mais, la tentative reste à souligner. Bref, si vous êtes en manque de slasher, celui-ci peut faire l’affaire, à condition de ne pas être trop exigeant.