L'histoire : Martin Bristol, un petit garçon de 6 ans, est enlevé devant chez lui. 4 ans plus tard, Allison Miller vient vivre chez son oncle suite à la mort de ses parents. En faisant son jogging, elle remarque un enfant à la fenêtre d'un bâtiment décrépit. Allison se mets d'en savoir plus, loin d'imaginer jusqu’où cela va l'entrainer.
Mon avis : En 2003, un jeune réalisateur nommé Stevan Mena décide de rendre hommage aux films d'horreur qui l'ont bercé en réalisant un pur slasher baptisé Malevolent.
Si le film ne bénéficie pas d'une sortie salle, cette petite production va beaucoup faire parler d'elle dans de nombreux festivals.
En 2010, Stevan Mena décide d'offrir un second épisode baptisé Malevolent 2 - Bereavement.
Munis d'un budget plus important, le réalisateur décide de jouer la carte de la prequelle, en racontant des évènements antérieurs au premier film et fait appel à des noms connus comme Alessandra Daddario, Michael Biehn ou Brett Rickaby.
L'histoire commence en 1986. Tandis qu'une mère de famille explique à une future nourrice la maladie dont souffre son enfant, ce dernier est accosté par un inconnu, puis enlevé.
4 ans plus tard, Allison Miller vient vivre chez son oncle. Encore sous le choc de la mort de ses parents, la jeune femme à beaucoup de mal à s’acclimater à la vie locale.
Pendant ce temps, un petit garçon vit avec un homme devenu fou et qui tente de l'initier à la torture et au meurtre.
Lorsqu'Alison aperçoit l'enfant à une fenêtre, elle choisit d'entrer dans le bâtiment pensant pouvoir l'aider. Elle ignore les dangers qu'elle court et fait endurer à sa famille.
Avec Malevolence 2 - Bereavement, Steven Mena décide de reprendre l'histoire originale du début. Le film nous apprend ainsi que Martin Bristol souffre d'une maladie qui l’empêche d’éprouver la douleur, ce dont va se servir son ravisseur, un paysan devenu fou et vénérant une étrange divinité.
Passé une scène d'introduction efficace, cette suite/prequelle délaisse le coté slasher de son modèle pour lorgner vers le film de torture.
A l'evidence, Stevan Mena semble avoir entretemps découvert des œuvres comme Saw ou Hostel et décidé de s'en inspirer.
Durant la première partie de Malevolence 2, le spectateur assiste ainsi au calvaire d'une jeune femme kidnappée, puis, séquestrée dans la cave d'un bâtiment lugubre, avant de finir de manière assez horrible.
Le tout entrecoupé de passages sur Allison, adolescente mal dans sa peau et complétement perdue suite à la mort de ses parents.
En chemin, elle rencontre un jeune homme aussi perdu qu'elle, et en tombe amoureuse. Une relation très mal accepté par Jonathan, son oncle protecteur.
Il faudra attendre une bonne moitié du film pour que la jeune femme entre dans la maison et subisse son funeste destin, ainsi que ceux qui l'entoure.
Autant le dire : Pour moi, ce second épisode est clairement inférieur au premier film, qui n’était déjà pas une référence.
Outre les incohérences qu'on trouvait déjà dans l'œuvre initial, c'est surtout le changement de ton complet qui m'a gêné.
Malevolence 2 - Bereavement est essentiellement un torture porn, ce que je trouve moins intéressant qu'un slasher, mème banal.
Pour ma part, je sauverais la scène d'ouverture et le plan final, mais, tout le reste n'a que peu d’intérêt.
Bref, Malevolence 2 - Bereavement est une production décevante, une suite/prequelle qui ne s'imposait pas.