L'histoire : Jill Johnson, un jeune baby-sitter, passe la soirée chez un couple marié dont elle garde les enfants. Mais, les appels répétés d’une voix inconnue et un évènement tragique vont transformer ce moment en cauchemar. Sept ans plus tard, la baby-sitter est devenue mère de famille et s’apprête à sortir au restaurant avec son époux. Elle ignore que le responsable de son traumatisme a été libéré et que l'horreur est sur le point de recommencer.
Mon avis : En 1974 sort le film Black Christmas, production Canadienne qui, malgré un succès mitigé en salle, va avoir son lot de fans qui vont en reprendre la structure. C'est notamment le cas de John Carpenter, dont la scène d'ouverture du Halloween original est un hommage direct au film de Bob Clark. Mais, c'est aussi le cas de Fred Walton, un jeune metteur en scène qui signe, à la fin des années 70, The Sitter, un court métrage mettant en scène une jeune nurse dont la soirée va virer au cauchemar à cause d'appels malveillants. Projeté dans plusieurs salles Américaines, l’œuvre rencontre un vrai succès. Il n'en faut pas plus pour que des producteurs proposent à Fred Walton d'en tirer un long métrage. Ainsi nait When a Stranger Calls ou Terreur sur La Ligne chez nous.
Pour cause de budget relativement modeste, le réalisateur ne peut se payer un casting de stars. Il choisit donc d'engager des comédiens, jusque-là, abonnés aux second rôles comme Charles Durning ou Carol Kane, qui s’étaient déjà croisé sur le film Un Après Midi De Chien.
A noter qu'il existe une suite de Terreur Sur La Ligne, toujours réalisé par Fred Walton en 1993, dans laquelle on retrouve les deux comédiens cités plus haut, ainsi qu'un remake du long métrage original, cette fois signé Simon West, au milieu des années 2000.
L'histoire de la version 1979 commence lorsqu'une jeune fille nommé Jill Johnson se rend chez un couple pour garder leurs enfants pendant leur absence. Lorsqu'elle arrive, les bambins sont déjà couchés. Leur mère informe Jill qu'ils ont été malade. C'est donc une soirée à priori tranquille pour la baby-sitter. Sauf que Jill commence à recevoir des appels étranges d'une voix masculine lui demandant d'aller voir les enfants. Des coups de téléphone qui vont se répéter au point que la jeune fille prévient la police. Un agent finit par l'informer que les appels proviennent de l’intérieur de la maison.
Lorsque les premières voitures de flics arrivent, Jill Johnson a déjà trouvé les enfants morts dans leurs lits.
L'affaire est immédiatement confié à l'inspecteur John Cliford, un vieux routard de la police qui finit par arrêter un homme nommé Curt Duncan qui, en raison de troubles du comportement, est placé en hôpital psychiatrique.
Sept ans plus tard, l'assassin est déclaré guéri et remis en liberté, au grand dam de John Clifford, devenu détective privé.
Pendant ce temps, Jill Johnson, devenu une gentille mère de famille, s’apprête à passer la soirée au restaurant avec son époux, ignorant que son cauchemar est sur le point de recommencer.
Avec les années, Terreur Sur Ligne est devenu un film aussi culte que sa célèbre scène d'ouverture, reprise de nombreuses fois, notamment dans le premier Scream de Wes Craven.
Mème s’il est permis de se demander pourquoi la baby-sitter n’obéit pas à la voix menaçante et allant voir si les enfants vont bien, cette première séquence reste un modèle de suspens bien stressant qui n'a pas pris une ride grâce à une réalisation sans faille.
Mais, la suite ne démérite absolument pas. Après cette scène, le spectateur suit le personnage de John Cliford, un individu qui, malgré sa carrure bonhomme, n'a pas grand-chose de sympathique.
Sept ans après, l'ancien flic devenu détective privé n'a toujours pas digéré cette affaire et, lorsqu'il apprend que le coupable a été libéré, il ne veut pas simplement l'arrêter, mais, comme il l'explique lui mème à un de ses anciens collègue, il veut le tuer.
Durant cette seconde partie, le scénario prend un malin plaisir à quelque peu inverser les rôles.
Curt Duncan, le responsable du cauchemar d'il y a sept ans, se retrouve libre, mais, perdu et seul. Malgré une personnalité psychologiquement fragile, il ne semble désormais chercher qu'à se faire oublier ou à se faire des relations comme cette femme dans un bar.
A l'inverse, John Cliford semble prêt à tout pour l’éliminer et le traque jusqu’à le pousser à bout. Le détective privé devient alors plus menaçant et inquiétant que le tueur.
Dans son premier grand rôle, Charles Durning est parfait et apporte toute l’ambiguïté nécessaire à ce personnage.
Le reste du casting est tout autant à la hauteur, que ce soit Carol Kane ou Tony Beckley qui incarne Curt Duncan.
Parfaitement réalisé, Terreur Sur La Ligne demeure, encore aujourd'hui, un excellent thriller horrifique qui n'a pas pris une ride.