L’histoire : Avant de s’enfuir de Gatlin, les rescapés sont parvenus à alerter les autorités locales. C’est ainsi que plusieurs enfants et adolescents sont transférés dans la ville voisine. Malheureusement, l’un d’eux décide de créer une nouvelle confrérie sectaire et d’éliminer tous les adultes. Le cauchemar recommence.
Mon avis : Sortie en 1984, Les Démons Du Maïs (ou Children Of The Corn) connait un joli succès aux États Unis. Mais, malgré l’insistance de Stephen King auprès des producteurs, une suite ne verra finalement le jour que neuf ans plus tard. La raison en est avant tout financière : Au début des années 90, la firme New World (qui distribuait l’œuvre originale) n’existe plus et son catalogue a été racheté par une autre société qui souhaite exploiter les titres désormais en sa possession.
Comme pour le premier film, les producteurs choisissent, à la réalisation, un jeune cinéaste qui n’a pas fait grand-chose avant et ne fera plus grand-chose notable après.
A la distribution, on trouve Terence Knox, connu à l’époque pour son rôle dans la série L’Enfer Du Devoir, et Ned Romero, que certains ont peut vu (ou pas) dans House 4, tourné un an plus tôt.
L’histoire commence juste après les évènements du film original. Avant de s’enfuir, les survivants sont parvenus à prévenir les autorités. La police investit la ville de Gatlin et découvrent des cadavres d’adultes dans un sous-sol, ainsi que plusieurs corps dans les maïs.
Les adolescents rescapés sont envoyés à Hemingford, ville voisine de Gatlin. Après avoir été possédé par une force mystérieuse, l’un d’eux devient le nouveau gourou d’une confrérie. Le massacre d’adultes ne tarde pas à reprendre.
Dans l’article sur le film original, je mentionnais que les suites mettaient plus l’accent sur les effets chocs que sur l’ambiance, ça se vérifie avec ce second opus qui reprend un peu la trame originale tout en offrant plus de mort à l’écran.
Pendant qu’un journaliste et son fils s’installent à Hemingford, ce dernier voulant faire un reportage sur l’histoire de Gatlin, Micah, un adolescent rescapé, reprend le flambeau et mène une nouvelle révolte contre les adultes.
Malgré quelques bons moments (la mort du médecin, le fauteuil roulant, l’incendie de la mairie), Les Demons Du Maïs 2 montre déjà l’essoufflement de la franchise. Les responsables n’ont plus grand-chose à raconter et ça se voit. Quant aux comédiens, ils sont beaucoup moins investit que ceux du premier opus (dans le rôle du gourou, Ryan Bollman ne parvient jamais à se montrer aussi crédible que John Franklin). Pour résumer, une suite qui recycle beaucoup, pas désagréable, mais, très oubliable.