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MIDSOMMAR (2019)

L’histoire : Un couple sur le déclin décide de partir en Suède avec des amis assister à un événement qui n’a lieu que tous les 90 ans. Mais, ce qui commence comme des vacances idylliques va prendre progressivement une tournure beaucoup plus inquiétante.

Mon avis : Après un court métrage très remarqué en 2010, Ari Aster connait le succès avec Hérédité, son premier film tourné huit ans plus tard. Une œuvre qui laisse deviner un cinéaste exigeant avec son public.

Fort de son plébiscite, le réalisateur ne tarde pas à enchainer avec son œuvre suivante, Midsommar. 

Dans la distribution, on trouve notamment Florence Pugh, jeune comédienne anglaise révélé par le film The Young Lady, Jack Reynor, Will Poulter, et William Jackson Harper.

L’histoire tourne autour d’un couple, soit Dani et Christian. Alors qu’ils vivent déjà une période conjugale difficile, l’univers de la jeune femme bascule après un terrible drame familiale.

Apprenant que Christian s’apprête a profiter d’un voyage en Suède organisé par un de ses amis, Dani décide de s’inviter, espérant que cela lui change les idées.

Sur place, le couple et plusieurs autres personnes rejoignent une confrérie prônant le respect de la nature et les valeurs chrétiennes.

Dans un immense terrain au cœur d’une forêt, tout le monde est rassemblé pour fêter le Midsommar, autrement dit le dieu soleil.

Une célébration qui n’a lieu que tous les 90 ans. Si Dani, Christian et leurs amis sont d’abord enchanté par l’accueil et le début des cérémonies, plusieurs évènements vont les inciter a penser que cette fête n’est peut-être pas ce qu’elle semble être.

Hommage revendiqué au film The Wicker Man, le second long métrage d’Ari Aster est également une œuvre complexe dont la principale qualité est de posséder plusieurs niveaux de lecture.

Outre une ambiance lumineuse qui tranche avec le coté volontairement sombre d’Hérédité, le scénario de Midsommar est surtout centré sur deux personnages victimes de leur manque de communication.

Dès la scène d’ouverture, Dani est seule dans son appartement, un isolement qui ne va faire que se renforcer au cours du film, et ce malgré les personnes autour d’elle.

La jeune femme est inquiète suite à un message de sa sœur, mais, elle se montre incapable d’en parler ouvertement à son compagnon lorsqu’elle lui téléphone.

Après un drame qui ne va faire que la fragiliser encore plus, Dani va tenter de se raccrocher à Christian, mais, celui-ci ne ressent plus rien pour elle et s’il l’impose à ses amis pour le voyage en Suède, c’est uniquement par lâcheté.

Un défaut qui caractérise la plupart des personnages masculins formant le groupe d’amis de Christian.

Il est clair que ces derniers n’apprécient pas vraiment Dani, mais, ils préfèrent jouer la carte de l’hypocrisie face à elle.

La jeune femme est une personne fragile qui se retrouve seule, sur le point de sombrer émotionnellement. Sa seule bouée de sauvetage est Christian, son compagnon.

Mais, l’homme est beaucoup trop égoïste pour se soucier de quelqu’un d’autre que lui-même. Il suffit de voir comment il impose Dani dans le groupe ou tente de court-circuiter l’un de ses prétendus amis en lui volant le sujet de sa thèse.

Avec Midsommar, Ari Aster aborde aussi le comportement parfois déplacé de certains vacanciers débarquant dans un autre pays à travers une séquence ou l’un des copains de Christian urine sur arbre mort, geste rapidement considéré comme un sacrilège par les membres de cette communauté prônant le respect de la nature.

Jouant sur une terreur diffuse plutôt que les effets chocs, le réalisateur parvient à signer un film très réussi et original. Bref, un vrai long métrage horrifique absolument pas formaté et riche de sens.