L’histoire : En 2020, le monde a été envahi par des créatures extraterrestres qui ne réagissent qu’aux bruit. Condamnés au silence, une famille tente de survivre tant bien que mal dans cette terre devenu apocalyptique.
Mon avis : Dés sa sortie, en 2018, Sans Un bruit, ou A Quiet Place de son titre original, devient rapidement un phénomène.
Pourtant, le film a été tourné avec peu de budget et son réalisateur, le comédien John Krasinski, ne s’est pas particulièrement distingué jusqu’ici. D’ailleurs, le bonhomme ne tourne là que son troisième long métrage. Une œuvre sans véritable star au générique, hormis Emily Blunt qui est aussi la compagne du réalisateur dans la vie.
Parmi le casting, outre Emily Blunt que j’ai déjà cité, et John Krasinski qui joue également dans son propre long métrage, on peut noter la présence de Millicent Simmonds, jeune comédienne révélée par son rôle dans Le Musée Des Merveilles de Todd Haynes, en 2017.
L’histoire se déroule dans un monde ravagé par l’attaque d’étranges créatures mutantes. Celle-ci sont sensibles au moindre son et un seul bruit peut suffire à causer une nouvelle victime.
Une poignée de survivants tentent de continuer à survivre en s’imposant un silence total. Parmi eux, la famille Abbott, dont l’un des enfants est sourd et muet.
Contrairement à ce que certains pourraient penser en voyant le nom de Michael Bay comme producteur, Sans Un Bruit est un film qui repose plus sur une ambiance de fin du monde que sur des effets chocs, même si le film en possède quelques-uns.
Sur cette terre devenu un endroit dévasté, la moindre erreur peut s’avérer fatale à l’être humain. La première scène du film nous le montre bien, puisque la famille Abott, sur lesquelles se centre le scénario, perds le plus jeune de ses enfants parce ce dernier a volé des piles et joué avec un simple jouet que lui a donné sa sœur, malgré l’interdiction des parents.
La façon dont ce climat, sans cesse menaçant, est retranscrit est la plus grande qualité du film. Quant aux créatures en question, John Krasinski choisit de ne livrer aucune information sur leurs origines ou la raison de leur présence.
Malheureusement, le film a aussi ses défauts. Clairement, l’intention de plus mettre en avant des personnages avec une certaines profondeur plutôt que de jouer la carte des effets chocs à tout prix, est tout à fait louable et renvoi au cinéma des années 70.
Le problème est que les membres de la famille Abbott ne sont jamais attachants, à l’image des enfants, et notamment Regan, la fille sourde et muette qui nous la joue adolescente rebelle en piquant sa crise devant sa mère et son père, ou de son frère qui ne comprend pas grand-chose.
Les gamins multiplient les conneries, mais, c’est aussi le cas des parents, dont la femme est enceinte et accouche toute seule et sans problème dans un bac à douche.
Avec ses incohérences en pagailles (notamment la révélation finale sur la façon de vaincre les monstres, dont on peut se demander pourquoi personne n’y a pensé avant), ses scènes de pur remplissage (Emily Blunt étend son linge, quel suspense !!!), et ses personnages absolument pas attachants, Sans Un Bruit est, pour moi, plus proche du pétard mouillé que du film de trouille tant vanté.