L'histoire : France ,1967, Delphine Rivière et Françoise Bertho sont amies et pensionnaires dans le mème établissement catholique. La première est régulièrement sujette à des prémonitions. Une nuit, après un cauchemar, elle reste persuadée de n'avoir plus que 24 heures à vivre. Elle pousse sa camarade à se rendre dans une soirée organisée par les garçons. C'est là que Delphine rencontre Christophe, un jeune homme étrange qui lui dit être un vampire.
Mon avis : Après des études de cinéma à l'université, plusieurs petits boulots, et un court métrage, Romain de Saint-Blanquat réalise avec La Morsure, sortit chez nous en 2024, son premier film, dont il signe également le scénario.
L'histoire se déroule en 1967, le mercredi des cendres. Delphine Rivière se réveille au milieu de la nuit à cause d'un cauchemar. Conforté par son pendule qu'elle ne quitte jamais, la jeune fille est persuadée qu'elle mourra dans un incendie avant minuit. Delphine prend alors conscience qu'elle ne veut pas passer cette dernière journée entre les murs d'un pensionnat catholique.
Avec sa meilleur amie Françoise Bertho, la jeune fille décide d'accepter une invitation écrite des garçons. Elles font le mur et se rendent dans une grande demeure isolée pour faire la fête. Delphine y rencontre notamment Christophe, un garçon habillé d'une cape et qui prétend être un vampire. Avec lui et Françoise, Delphine tentera de conjurer la malédiction dont elle se pense victime.
La Morsure est un long métrage empreint de nombreuses références, notamment l'ambiance gothique et poétique, qui rappelle parfois les films de Jean Rollin, ou l'interprétation de la jeune Léonie Dahan-Lamort, évoquant celle d'Isabelle Adjani dans des films comme Possession ou Nosferatu, fantôme de la nuit.
Si l'ambiance reste délicieusement étrange et que les comédiens sont convaincants, La Morsure pèche surtout par son scénario assez confus.
Le film parvient à nous immerger dans le climat des années 60...Pour ne finalement pas raconter grand-chose, si ce n'est le parcours d'une jeune fille paumé qui ne fait confiance qu'à son pendule.
Romain de Saint-Blanquat signe une œuvre certes intéressante, mais, remplit de défauts (le réalisateur ne s’intéresse qu'à Delphine et les autres personnages, comme celui de Françoise, en deviennent tristement insignifiants) et qui ne parvient finalement jamais à convaincre.