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SIXIÈME SENS (1999)

L'histoire : Cole Sear à 8 ans et il est régulièrement visité par des esprits menaçants. Incapable d'en parler à qui que ce soit sans passer pour un fou, l'enfant s'enferme dans une peur maladive. Seul un psychologue pour enfants semble en mesure de l'aider. Mais, la vérité à un prix.

Mon avis : Vers la fin des années 90, le nom de M. Night Shyamalan devient connu de tous grâce au succès de Sixième Sens. Sortie en 1999, ce long métrage est déjà le troisième long métrage tourné par le cinéaste, après Praying With Anger, en 1992, et Wide Awake, un an avant. Deux œuvres restés inédites en France.

Malgré un budget modeste, le réalisateur parvient à s’assurer la présence d’une énorme star au générique, en l’occurrence Bruce Willis.

Encore aujourd’hui, ce film reste le plus gros succès de M. Night Shyamalan (et permis à Bruce Willis, dont la carrière commençait à péricliter dangereusement, de revenir sur le devant de la scène).

Pour donner la réplique à l’acteur star, le réalisateur choisit Haley Joel Osment, un tout jeune comédien, dont la carrière se limite alors à quelques petits rôles dans des séries télévisés, et dans des longs métrages comme Forrest Gump de Robert Zemeckis ou Bogus de Norman Jewison.

Dans Sixième Sens, on suit un petit garçon de neuf ans prénommé Cole Sear qui vit avec sa mère. Un enfant dont la particularité est de voir des personnes mortes, à travers des visions souvent terrifiantes.

Conscient que personne ne pourrait le croire s’il se confiait, Cole s’enferme dans le silence et vit dans la peur constante.

Un jour, il croise le docteur Malcolm Crowe, un psychologue pour enfant. Ce dernier va tenter de l’aider, une manière aussi, pour lui, d’exorciser un passé difficile.

La grande qualité de Sixième Sens est de dérouler un scénario relativement simple (mais, malin), sans jamais tomber dans le grand spectacle ou le grotesque.

M. Night Shyamalan se contente de filmer des moments souvent intimistes, en l’occurrence des échanges entre les personnages (concernant principalement le docteur Crowe et le jeune Cole).

Coté réalisation, rien d’exceptionnel, non plus, mais, ça reste efficace. Alors, qu’est ce qui a fait que le film est resté dans les mémoires ?

Outre l’excellente prestation de Haley Joel Osment et de Bruce Willis, qui prenait visiblement un plaisir évident à casser son image de héros de film d’action, c’est surtout la fin, en forme de retournement de situation, qui à fait le succès du film (certains spectateurs retournaient voir le film une seconde fois, histoire de bien comprendre le twist).

Un principe pas forcement novateur, dans le sens où de nombreux longs métrages antérieurs avait déjà utilisé ce principe (notamment certains films d’Alfred Hitchcock), mais, qui fonctionne toujours, à condition d’être correctement mise en place, comme c’est le cas dans Sixième Sens.

Le problème, c’est qu’une fois connu ce fameux twist, Sixième Sens perd beaucoup de son intérêt.

Reste un film fantastique assez moyen, porté par les prestations de Bruce Willis et Haley Joel Osment, et ou le réalisateur a le mérite de cerner parfaitement le monde de l’enfance. Bref, pour moi, malgré ses qualités, Sixième Sens reste tout de même un long métrage surestimé.