L’histoire : Un jeune couple percute en voiture un enfant. Cherchant du secours, ils atterrissent dans la ville de Gatlin, un endroit loin d’être accueillant.
Mon avis : Au début des années 80, le succès de plusieurs adaptations de Stephen King rend le nom du romancier « commerciale ». Pour faire simple, disons qu’il est utilisé à foison et que tout le monde se bat pour transposer, en images, les écrits du romancier.
En 1984, la société New World Pictures acquière les droits de Children Of The Corn, ou Les Enfants Du Maïs chez nous, une nouvelle parue en 1978 dans le recueil Danse Macabre.
A l’époque, Stephen King comprend très vite que son histoire à un potentiel cinématographique et décide d’en tirer un scénario qu’il tente de vendre à des producteurs.
Malheureusement, lorsque le projet se concrétise finalement, c’est avec un script entièrement réécrit.
Pour la mise en scène, les responsables de New World engagent Fritz Kiersch, un jeune assistant réalisateur qui signera avec cette adaptation son tout premier long métrage, et aussi le plus connu.
Au casting, on trouve notamment Peter Horton et, surtout, Linda Hamilton qui connaitra le succès la même année grâce au rôle de Sarah Connor dans le premier Terminator.
Pour l’anecdote, durant ses années d’exploitation vidéo en France, le film est sortit sous plusieurs appellations. A titre personnel, lors de mon premier visionnage, il se nommait Horror Kid.
L’histoire se déroule à Gatlin, petite bourgade du Nebraska. Un endroit paisible jusqu’au jour ou tous les enfants et adolescents de la bourgade assassinent subitement leurs parents. Le responsable de ce carnage se nomme Isaac, un gamin récemment arrivé dans le coin, et qui est parvenu à créer une communauté sectaire autour de lui.
Trois ans plus tard, Burt Stanton et sa copine Vicky, un jeune couple en route pour rencontrer les parents de monsieur, se retrouvent à Gatlin. Ils y découvrent un endroit aussi désert que menaçant. Et quand Vicky est enlevée pour se retrouver sur une croix au milieu de jeunes fanatiques dans un champ de maïs, Burt prend tous les risques pour la retrouver, la sauver, et les sortir de ce cauchemar.
Tourné avec un budget relativement réduit, Les Démons Du Maïs est une pure œuvre de son époque, et certains ne manqueront pas d’en relever les nombreux défauts.
Pour autant, je trouve le film encore relativement efficace, notamment par son traitement très juste des dérives sectaires et une scène d’ouverture aussi réussi que terrifiante.
Ajoutez à cela le fait que le réalisateur privilégie plus l’ambiance et le suspense que les effets chocs (tout l’inverse des suites qui seront produites ultérieurement), et certains comédiens particulièrement habités par leurs personnages (je pense surtout à John Franklin, formidable dans le rôle d’Isaac,).
Bref, sans être le film parfait, Les Démons Du Maïs reste une œuvre efficace que, pour ma part, j’apprécie toujours de revoir.