L’histoire : Depuis la mort du patriarche, les fêtes de fin d'année de la famille Pierce ne sont plus les mêmes. Teddy et sa petite sœur Kate ne s'entendent plus très bien, au grand désespoir de leur mère. Le soir du réveillon, cette dernière doit partir travailler. Seuls à la maison, Teddy et Kate décident de filmer leur salon pour piéger le Père Noël. Mais le frère et la sœur provoquent un accident. Santa ne peut plus poursuivre sa tournée, Noël est en danger. Kate et Teddy devront alors s’unir pour sauver Noël.
Mon avis : On termine notre spéciale Noël avec le dernier article de la semaine, le bien nommé Les Chroniques de Noël.
Scénariste phare de quelques productions Amblin dans les années 80 (notamment Gremlins, le Secret De la Pyramide ou Les Goonies), Chris Colombus passe pour la première fois derrière la caméra en 1987 avec le film Nuit De Folie. Mais, ce n'est véritablement que quelques années plus tard qu'il connaîtra la reconnaissance avec Maman, J’ Ai Raté L'Avion.
Il deviendra ensuite un spécialiste de la comédie familiale, avec des films comme Madame Doubtfire ou La Course Au Jouet. En 2001, il s'engage dans l'aventure Harry Potter en réalisant les 2 premières adaptations.
Après avoir produit le troisième film, il disparaîtra des radars jusqu'en 2005 ou il réalisera Percy Jackson : Le Voleur De Foudre. Puis, plus rien, du moins en tant que réalisateur, mais, le bonhomme reste très actif en tant que producteur.
C'est justement à ce poste qu'on le retrouve en 2018, avec le film Les Chroniques De Noel, long métrage destiné à la plateforme Netflix, réalisé par un certain Clay Kaytis.
Un nom qui ne vous dira probablement rien. Pourtant, l'homme fut directeur de l'animation chez Disney (sur La Reine Des Neiges, Pocahontas ou encore Raiponce) durant plusieurs années. Il quitte ensuite la maison de Mickey pour aller participer au film d'animation Angry Birds.
Les Chroniques De Noël constitue sa première expérience en solo. Pour le casting, aucun comédien connu, à l'exception de Kurt Russell et Goldie Hawn qui fait une courte apparition à la fin du film.
L'histoire est centrée sur la famille Pierce. Que ce soit les parents ou les enfants, tout le monde, dans la fratrie, adore Noel, jusqu'au jour où le père, Oliver, disparaît dans un incendie.
Dès lors, la mère, Claire, ne sait plus comment gérer la situation et s'enfonce dans le travail. Quant aux enfants, à savoir Teddy et sa jeune sœur Kate, lui commence à voler des voitures tandis qu'elle se sent délaissée.
Le 31 décembre, le frère est contraint de s'occuper de sa frangine pendant que leur mère part travailler. Teddy se prépare donc pour une soirée bien galère, sauf que les choses vont rapidement prendre une tournure très inattendue.
Après avoir filmé le père Noël par erreur, l'adolescent et sa frangine découvrent devant chez eux le traîneau magique. Puis, ils se retrouvent auprès du bonhomme rouge.
Ce dernier, surprit, s'écrase avec son traîneau et perd sa hôte de cadeaux et son chapeau magique. Dès lors, l'esprit de Noël est menacé et la petite équipe n'a que quelques heures pour arranger les choses.
Clairement, avec un scénario pareil, on peut se dire que Les Chroniques De Noël n'a rien de vraiment diffèrent de tous ces téléfilms diffusés en rafales pendant les fêtes.
Et, il faut avouer que cette impression est en partie vrai, à une exception : Kurt Russell. Dans le film de Clay Kaytis, le comédien incarne un papa Noël rock'n'roll qui s'éclate véritablement à faire pleins de choses interdites par sa femme, comme conduire une superbe bagnole en roulant à fond dans les rues de la ville, poursuivit par les flics locaux, ou reprendre un standard d'Elvis Presley alors qu'il est en prison (une scène non écrite dans le scénario et totalement improvisé par Kurt Russell sur le tournage).
L'acteur s'amuse véritablement à incarner ce personnage adoré des enfants, tout en l'adaptant à son propre registre. Il faut l'entendre pousser des coups de gueule quand il se retrouve face à des images de lui le montrant avec un gros ventre.
Les Chroniques De Noël n'est pas un film exceptionnel. Ça reste familiale et gentillet. Mais, le véritable show assuré par Kurt Russell vaut à lui seul le détour et mérite que le spectateur jette un œil au spectacle proposé.