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3615 CODE PÈRE NOËL (1990)

L’histoire : Thomas est un petit garçon de 9 ans extrêmement intelligent et très imaginatif. Un jour, pour prouver à l’un de ses camarades que le père noël existe, il se mets à discuter par minitel avec un type qui prétend être le fameux bonhomme en rouge. Mais, lorsque l’individu débarque dans la maison de Thomas le soir du réveillon, ce n’est pas vraiment pour distribuer des cadeaux. 

Mon avis : René Manzor (de son vrai nom, René Lalanne) commence sa carrière au début des années 80 avec quelques courts métrages. Le Passage, son premier long métrage, remporte un grand succès à l’époque. Il y met en scène Alain Delon en père de famille séparé de son fils par la mort, représenté comme un monstre devant une immense machine contrôlant les destins des humains.  Le tout sur une musique signé Jean Felix et Francis Lalanne, ses deux frères.

Après avoir participé à la série anthologique Sueurs Froides, dont il signe deux épisodes, René Manzor revient à la réalisation avec un second long métrage, 36 15 Code Père Noël. 

Au casting, on trouve le jeune Alain Musy (déjà dans Le Passage et, en réalité Alain Lalanne, fils du réalisateur), Brigitte Fossey, Patrick Floershaim (plus connu comme voix française de Michael Douglas ou Robin Williams) et François-Éric Gendron (acteur ayant fait la majorité de sa carrière à la télévision et au théâtre, mais, aussi dans le doublage puisqu’il a doublé l’acteur Sean Bean dans la première trilogie du Seigneur Des Anneaux).

L’histoire se concentre sur un petit garçon de 9 ans, Thomas de Frémont. Vivant dans un somptueux château avec sa mère et son grand père, l’enfant est pourtant souvent seul, car, cette dernière travaille beaucoup. Extrêmement intelligent, Thomas possède aussi une énorme imagination et une grande débrouillardise. Il a fait du domaine, remplit de salles secrètes, son domaine privilégié. Un jour, pour faire taire l’un de ses camarades qui n’arrête pas de lui répéter que le père noël n’existe pas, Thomas lui montre qu’il discute avec lui par minitel.

Sauf que l’individu en question est un sans domicile au comportement étrange. L’homme finit par trouver l’adresse des de Frémont, et débarque en costume de père noël, le soir du réveillon. Thomas est seul avec son papy, car, sa mère travaille tard.

L’enfant, caché sous une table, est fou de joie d’apercevoir enfin le bonhomme en rouge, mais, il va réaliser que la nuit qui l’attend n’aura rien d’un moment de fête.

36 15 Code Père Noel démarre presque comme un conte familial un peu dramatique avec ce personnage d’enfant qui joue comme tous les bambins et cette mère prise par son travail. Même la musique qui accompagne les images, assez douce, va dans ce sens.

René Manzor prend bien soin de dépeindre ses personnages et met en place les éléments qui vont mener au cauchemar.

Et celui-ci finit par arriver lorsque l’individu déséquilibré débarque dans la salle à manger et tue le chien de la famille sous les yeux de Thomas, impuissant et terrifié.

Dés lors, le film change de ton et devient un vrai film d’horreur qui n’épargne absolument pas son personnage central, qui est, pourtant, je le rappelle, un enfant.

Thomas a beau connaitre parfaitement les recoins du château, et faire preuve de beaucoup de courage, il ne pourra pas grand-chose face à un adulte au comportement sauvage et imprévisible.

Dans le rôle de ce père noël tueur, Patrick Floersheim est tout simplement terrifiant et domine clairement le film.

Conte horrifique cruel, 36 15 Code Père Noel est surtout une œuvre sur la perte d’innocence brutal d’un gamin qui vit dans son monde, et va se retrouver confronter à une réalité qui le changera à jamais. Il est facile de deviner, après avoir vu le film, que Thomas ne sera plus jamais le même après cette expérience traumatisante.

Bref, le long métrage de René Manzor, malgré quelques maladresses, n’a rien perdu de son coté singulier et demeure un authentique film d’horreur comme on n’ose plus en faire aujourd’hui.