L’histoire : Martin Brundle n’est pas un enfant comme les autres. Élevé dans un laboratoire, il grandit à une vitesse fulgurante et montre une intelligence hors norme. Mais, Martin a aussi en lui les gènes mutants qui ont transformé son père plusieurs années auparavant. Ce n’est qu’une question de temps avant que ce patrimoine génétique ne prenne le dessus sur sa nature humaine.
Mon avis : En 1986 sort La Mouche de David Cronenberg, qui devient rapidement un succès. Mais, qui dit carton au box-office implique forcement le lancement d'une suite.
Le réalisateur est très vite contacté. Mais, David Cronenberg estime avoir tout dit sur le sujet avec son remake et fait très vite savoir qu'il ne souhaitant pas rempiler.
Dans ces conditions, il faut donc trouver un successeur. Mais, passer après l'illustre metteur en scène s'avère une tentative suicidaire.
C'est pourtant le pari relevé par le responsable des effets spéciaux du premier film, Chris Walas, qui devient donc réalisateur d'un scénario, notamment écrit par Mick Garris et Frank Darabont. Les deux hommes choisissent de s'inspirer du Retour De la Mouche, réalisé en 1959, et suite de La Mouche Noire.
Au niveau du casting, on trouve Eric Stolz, Daphné Zuniga et John Getz qui reprend le personnage de Statis Borans, le patron journaliste du long métrage original.
A noter que Geena Davis fut approché par les responsables de cette suite pour y reprendre également son rôle, mais, elle déclina car, selon elle, le scénario de La Mouche 2 n'offrait aucune évolution à son personnage.
L'action de cette suite reprend peu après les évènements du film précèdent. On retrouve Veronica Quaife, la journaliste de La Mouche, interprétée cette fois par une doublure.
Elle donne naissance à son enfant dans les locaux de Bartok Industries, ceux qui employait son ancien compagnon, avant de décéder.
L'histoire se concentre ensuite sur Martin Brundle, le fils du scientifique, qui vit désormais en laboratoire. Montrant une intelligence prodigieuse, il est constamment victimes de divers tests.
A cinq ans, Martin à l'aspect d'un adolescent. Un jour, il croise Beth Logan, une nouvelle employée dont il tombe amoureux. Mais, il ignore que ceux qui l'hébergent ont prévu un tout autre destin pour lui.
Autant le dire, et ce n'est guère une surprise, Chris Wallas ne parvient jamais à surpasser le premier film. Il faut dire que La Mouche 2 pâtit surtout d'un budget très inférieur à son modèle.
Le réalisateur semble en être conscient et tente de faire son maximum face à un scénario qui se contente, dans un premier temps, de recycler les grandes lignes de son modèle (Martin qui tombe amoureux et se transforme en mouche) avant de partir dans une direction différente lors d’une dernière partie plutôt réussie.
Au final, La Mouche 2 alterne le pire (Daphné Zuniga, imposé les producteurs suite au succès du film de Mel Brooks, La Folle Histoire De L'Espace, ne parvient jamais à se montrer convaincante) et le meilleur (Eric Stolz s'en sort avec les honneurs, le coup du chien et la vengeance finale). Bref, s’il n'apporte rien à son modèle, La Mouche 2 demeure une suite appréciable, mais, anecdotique.