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LES SÉVICES DE DRACULA (1971)

LES SÉVICES DE DRACULA (1971)

L'histoire : Autriche, au 19ème siècle, les sœurs jumelles Frida et Maria Gelhorn sont envoyés chez leur oncle, suite à la mort de leur parent. Elles se retrouvent dans le village de Karnstein, ou ce dernier fait la loi avec son groupe de « chasseur de sorcière » Très vite, Frida est fasciné par le comte du village, un homme à la sinistre réputation, fasciné par les sciences occultes, et ennemi juré de leur oncle.

Mon avis : Évacuons d'emblée l'ambiguïté du titre français, vous ne verrez pas Dracula dans ce film. Par contre, il y a bien un vampire et c'est sans doute ce qui a poussé les distributeurs français à appeler l'œuvre ainsi.

Peter Cushing y interprète un type nommé Gustave Veil, individu rigide, engoncé dans ses principes religieux, à la tête d'une équipe d'hommes passant leur nuit à traquer et brûler des femmes pour de la "soi-disant" sorcellerie (on sait bien que ces accusations et surtout les châtiments ne reposaient pas sur grand-chose, il suffisait qu'une femme vive isolée ou sans mari et elle se retrouvait au bucher).

Un jour débarque au village ses magnifiques nièces, interprété par les jumelles Collinson, deux veritables beautés nées en 1952 à Malte et ayant été les premières jumelles à poser nues dans Playboy un an auparavant.

Recruté par la Hammer, elles interprètent donc ce qui sera leur seul et unique rôle, sous les noms de Frida et Maria.

Le scénario exploite à merveille la dualité de ces deux filles, identique sur la forme, mais, bien différente sur le fond. Frida est rebelle, parfois cruelle et n'acceptera pas la vie rigide imposé par son oncle, ce qui la poussera à aller voir le comte. 

Au contraire, Maria est douce, gentille, obéissante et suit à la lettre les principes de sa nouvelle maison. Seul, Anton, l'instituteur du village saura faire la différence lorsqu'il se retrouvera en face des deux filles, ce qui le fera tomber amoureux de Frida qui n'en a rien à faire de lui.

Et puis, il y a le comte Karstein, un être riche, puissant et cynique, ennemi juré de Veil parce qu'il n'aspire qu'à découvrir des plaisirs interdits. Devenu un vampire, il transformera Frida et en fera sa compagne. Dans une des scènes du film, alors que celle-ci est capturée, il viendra la sauver et la remplacera par sa sœur endormie. C'est grâce à Anton que la pauvre Maria, à deux doigts d'être brûlée, sera sauvée.

Outre les acteurs tous parfait, le génie du film réside dans son scénario cruel (les méfaits de Veil et sa bande sont largement évoqué) et astucieux mélangeant le satanisme et les vampires. Le réalisateur, John Hough, se permet d'épicer le tout avec un peu d'érotisme (Maria devenue vampire et complètement nue qui se jette sur Anton) et de gore (notamment une très belle scène de décapitation).

Un chez d'œuvre méconnu de la Hammer qui, malgré quelques defauts, n'a absolument pas pris une ride.