L'histoire : Quatre ans après le fiasco de son Jurassic Park, le milliardaire John Hammond apprend au Dr Ian Malcolm l’existence d’une ile voisine ou vivent des centaines de dinosaures, clonés en laboratoire. Un endroit en danger à cause de la cupidité d’hommes d’affaires bien décidé à exploiter les créatures. D’abord réticent, Ian Malcolm finit par s’y rendre lorsqu’il apprend que sa fiancée est sur place. Il est loin d’imaginer la tournure que vont prendre les évènements.
Mon avis : A sa sortie, en 1993, le premier Jurassic Park s'est imposé comme l’un plus gros succès cinématographique de l'année
Dans ces conditions, impossible d'imaginer que l'histoire s’arrête ainsi. Un second épisode est donc rapidement annoncé, une adaptation du livre Le Monde Perdu, elle-même suite littéraire du premier roman Jurassic Park, toujours écrit par Michael Crichton.
Steven Spielberg rempile derrière le poste de metteur en scène et ce deuxième opus bénéficie d’un budget plus important (63 000 dollars pour le premier contre 103 000 pour le second).
Au niveau du casting des survivants, hormis Sam Neill et Laura Dern, la plupart rempilent, à l’instar de Jeff Goldblum ou Richard Attenborough qui reprend son personnage de John Hammond l’espace d’une séquence.
Le film nous permet également d’apercevoir les deux enfants du premier film dans une courte apparition.
Pour l’anecdote, ceux-ci devaient, à l’origine, occuper une place plus importante dans le scénario avant que celui-ci ne soit remanié.
On trouve de nouvelles têtes dans ce second épisode puisque y figure Julianne Moore, Vince Vaughn, Pete Postelwait, ainsi que Camilla Belle.
A noter qu’Eli Roth fait également une courte apparition dans la séquence du métro lors de la première apparition de Ian Malcolm à l’écran.
Le scénario de cette suite se situe quatre ans après les évènements du premier film et se concentre sur le personnage de Ian Malcolm, un des scientifiques du premier épisode.
Celui-ci est contacté par John Hammond qui lui apprend l’existence d’une seconde île au large du pacifique. L’homme d’affaire est dans une mauvaise passe, puisque son entreprise vient d’être reprise par un de ses neveux.
John Hammond souhaite envoyer Ian Malcolm et une équipe de scientifiques pour constituer un dossier photo afin de présenter l’Ile au public et ainsi la sensibiliser à la protection des dinosaures, ceci afin d’éviter les retombées d’une affaire gênante ou une petite fille failli être dévorée.
Dans un premier temps, Ian Malcolm refuse catégoriquement de replonger dans ce qu’il considère être un nouveau cauchemar. Pourtant, lorsqu’il apprend que sa compagne, Sarah Harding, fait partie du voyage, il comprend qu’il n’a guère le choix.
Le scientifique part donc avec une équipe en vue de ramener la jeune femme, mais, sur place, ils découvrent qu’une autre équipe à été engagé, par le neveu cette fois. Il s’agit de chasseurs dont la mission est de ramener des spécimens adultes en vue d’un nouveau parc zoologique.
Lorsque Ian Malcolm s’aperçoit que certains membres de son équipe ont décidé de sauver un bébé tyrannosaure, il est trop tard pour revenir en arrière et le cauchemar recommence.
Comme je le disais plus haut, ce second épisode bénéficie de moyens plus importants et pourtant, n’arrive jamais à se hisser à la hauteur du premier.
Premier souci, le personnage de Ian Malcolm, aussi sympathique soit-il, était surtout un des éléments comiques du premier film par ses petites phrases et son comportement.
Le placer au centre de l’intrigue de ce deuxième opus est une bonne idée, malheureusement, il n’a pas vraiment évolué et, s’il n’était pas le rôle le plus intéressant dans l’épisode précédent, c’est encore plus le cas ici.
L’autre problème étant qu’il en va de même pour les autres personnages de scientifiques, entre une adolescente en pleine crise et une paléontologue obstinée.
Reste heureusement le rôle incarné par Vince Vaughn et surtout, celui de Pete Postelwait, chasseur bien décidé à ramener un tyrannosaure pour honorer un pari (le moment où il tente de lire une carte dans un véhicule qui roule à vive allure est un des passages les plus drôle du film).
Enfin, les derniers soucis de cette suite proviennent d’un scénario qui patine dans le vide, et ne raconte rien. C'est surtout le cas dans la première partie ou Steven Spielberg se contente de mettre en scène les disputes peu passionnantes d’un couple, comme dans un vulgaire épisode des Feux De L’Amour.
En somme, pendant une heure, les acteurs se contentent de cabotiner mollement, à l’image de Jeff Goldblum et surtout Julianne Moore qui demeure la plus grosse erreur de casting du film.
Pour autant, ce second opus réserve suffisamment de scènes spectaculaires pour demeurer appréciable, notamment un passage dans les hautes herbes entre des raptors et le petit groupe, sans oublier une longue scène finale trépidante. Par contre, on oubliera poliment certaines scènes pour le moins embarrassante, comme celle entre les dinosaures et l’adolescente, qui s’avère encore plus tète à claque que les deux gosses du premier film, ce qui est un exploit.
Au final, Le Monde Perdu est une suite très décevante et qui n'apporte absolument rien de plus à la saga.