L'histoire : Depuis le décès de sa femme, Victor Fielding élève seul sa fille Angela. Un soir, celle-ci disparait en compagnie d'une amie. 3 jours plus tard, les deux fillettes réapparaissent sans le moindre souvenir de ce qui leur est arrivé. Mais, très vite, tout le monde va se rendre compte que le comportement d'Angela et de son amie a changé. Désespéré, Victor va devoir affronter des forces maléfiques dont il ne soupçonnait pas l'existence.
Mon avis : En 1973 sort le film L'exorciste, réalisé par William Friedkin. Une œuvre devenue un véritable classique du cinéma, à juste titre. Suivront deux suites : L'Exorciste 2 : L'Hérétique (1977), de John Boorman, et L'Exorciste, la suite (1990), réalisé par William Peter Blatty, l'auteur du roman ayant donné naissance au premier film.
Dans les années 2000, la saga revient avec L'Exorciste : Au commencement, de Renny Harlin, et Dominion: Prequel to the Exorcist, de Paul Schrader.
En 2022, alors qu'approche l'anniversaire des 50 ans du premier film, la firme Blumhouse et la société Morgan Creek, qui détient les droits de la franchise, s'associent et annoncent une trilogie se présentant comme un prolongement du long métrage de William Friedkin.
C'est ainsi que sort un an plus tard L'Exorciste : Dévotion, sixième film de la franchise réalisé par David Gordon Green.
Un long métrage si mal reçu à sa sortie, que ce soit par les critiques ou une majorité du public, que Jason Blum prendra finalement la décision d'annuler les deux autres épisodes prévus.
L'Exorciste : Dévotion compte surtout, à son casting, les participations d'Ellen Burstyn et Linda Blair, qui reprennent leurs rôles du film original, mème si, dans le cas de la seconde, on parlera plus de caméo.
L'histoire commence avec Victor et Sorenn Fielding, un couple en voyage en Haïti. Malheureusement, le séjour tourne mal quand un tremblement de terre fait s’écrouler l'immeuble ou se trouvait la jeune femme, enceinte.
Douze ans plus tard, Victor élève désormais seul sa fille, Angela. Un soir, cette dernière fait croire à son père qu'elle dort chez une amie et part avec une autre fille, Katherine, en forêt.
Elles ne réapparaitront que trois jours plus tard, dans l’étable d'une ferme.
Aucune des deux gamines ne se souvient de ce qui s'est passé, mais, il apparait très vite, pour leurs proches, que quelque chose a changé dans le comportement d'Angela et Katherine.
Un démon semble s'être emparée d'elles. Désespéré, Victor décide de contacter Chris MacNeil, qui, autrefois, a vu sa fille possédée. Mais, cette aide sera-t-elle suffisante ?
Avant d'aller plus loin, je dois préciser que je n'ai rien contre les Blumhouse. Comme partout, je considère qu'il y a du bon et du mauvais dans leurs productions.
Et je dois bien reconnaitre que, pour moi, L'exorciste : Devotion se situe dans la seconde catégorie.
Pourtant, ce sixième opus de la franchise tente quelques idées. Malheureusement, rien ne fonctionne.
L'histoire à comme un gout de réchauffé et cette impression ne disparait jamais. David Gordon Green tente de se placer dans la continuité de William Friedkin, en reprenant le fameux thème musical de Mike Oldfield ou en calquant la structure de sa scène d'ouverture sur celle du long métrage original. Sauf qu'il le fait sans jamais avoir compris les subtilités de mise en scène de son prédécesseur, à l'image de cette séquence ridicule ou le démon rejoue un des moments de la possession de Regan devant sa mère.
Coté casting, ce n'est guère brillant non plus. Les comédiens ne semblent pas franchement y croire, à l'image de Leslie Odom Jr, jamais crédible en père de famille dépassé par les évènements. Seules les deux comédiennes incarnant Angela et Katherine sont crédibles, mais, le film ne leur rend pas justice.
Les responsables tentent bien de faire revenir Chris MacNeill, mais, ne semblent pas savoir quoi faire d'elle et le personnage ne sert, au final, à rien.
Bref, L'exorciste : Dévotion est une cruelle déception. Une œuvre insipide qui ne propose rien de nouveau dans le genre. Mieux vaut revoir le film original ou mème l'un des nombreux avatars qui ont tenté de surfer sur son succès par la suite que cet épisode inutile.