L’histoire : 200 ans après la mort d’Ellen Ripley, des scientifiques sont parvenus à récupérer des créer un clone de la jeune femme conservé sur un vaisseau, L’USS Auriga. Sur place, se trouve également une reine alien étudié par des scientifiques. Et lorsque les bébés finissent par sortir, le cauchemar recommence.
Mon avis : Au début des années 90, lorsque sort le film Alien 3, beaucoup pensent déjà qu’il s’agit de l’épisode de trop. Ce n’est pas l’avis des dirigeants de la 20th Century Fox.
Cinq ans après le film de David Fincher, Joss Whedon est engagé pour écrire le scénario d’un quatrième épisode.
Jusque-là, ce dernier est surtout connu pour comme responsable du long métrage Buffy Contre Les Vampires, ainsi que comme coscénariste du premier Toy Story.
Fan autoproclamé de la saga Alien, Joss Whedon se dit ravi de pouvoir travailler sur un des épisodes de la franchise.
Vu la fin de l’opus précédent, le scénariste envisage de faire revenir le personnage de Newt. C’est elle qui affronterait désormais les créatures dans une grande bataille se déroulant sut terre.
Mais, Walter Hill et David Giller, les producteurs des trois premiers Alien, suggèrent au studio une autre idée : Ce n’est plus Ellen Ripley qui revient, mais, son clone.
C’est finalement l’option qui sera retenu. A l’origine, Joss Whedon espérait également réaliser ce quatrième épisode, mais, l’homme devra rapidement se rendre à l’évidence devant le refus du studio.
A la mise en scène sont donc contacté notamment Danny Boyle, Peter Jackson ou Bryan Singer, alors révélé par son premier film Usual Suspect.
Tous finiront par refuser pour diverses raisons. A la surprise générale, c’est un français, en l’occurrence Jean Pierre Jeunet, qui est choisi.
A l’époque, ce dernier est surtout connu pour Delicatessen et La Cité Des enfants Perdus, deux films coréalisés avec son comparse Marc Caro.
Cette fois, Jean Pierre Jeunet se retrouve seul à diriger ce qui reste sa plus grosse production à ce jour.
Au casting d’Alien - La Résurrection, on trouve notamment Sigourney Weaver, qui après quelques hésitations revient finalement dans la franchise, Winona Ryder, Dominique Pinon, Michael Wincott, Brad Dourif, Dan Hedaya, Leland Orser et Ron Perlman.
L’histoire reprend 200 ans après les évènements d’Alien 3, soit en 2379. Ellen Ripley est officiellement morte. Mais, dans une station spatiale, des scientifiques sont malgré tout parvenus à recréer son clone parfait.
Sur place se trouve également une reine alien, d’abord caché dans le ventre du clone, puis, retiré une fois prête à pondre.
Au même moment, un groupe de pirates de l’espace débarque dans la station avec une cargaison d’êtres humains tout frais pour la créature et ses enfants.
Malheureusement, les jeunes aliens, d’abord soumis à diverses expériences, finissent par s’échapper de la station et commence leur massacre.
Piégés dans ce lieu clôt, les quelques survivants vont devoir s’allier au clone d’Ellen Ripley, cette dernière ayant développé des capacités particulièrement du fait d’un mélange d’ADN avec la créature.
Après avoir vu Alien – la Résurrection, le spectateur est en droit de se poser une question : Fallait-il vraiment faire un quatrième épisode à la franchise.
Et, au vu du résultat, la réponse est plutôt négative. Pourtant, ce nouvel épisode n’est pas foncièrement désagréable. On ne s’ennuie pas, la réalisation tient la route malgré une tendance à enchaîner les gros plans, et la plupart des comédiens sont plutôt bons (à part certains comme Dan Hedaya qui croit tellement à son personnage qu’il est obligé de le faire loucher avant qu’il disparaisse).
Pourtant, il faut reconnaître que le scénario recycle beaucoup d’idées piochés dans les épisodes précédents. Ainsi, les pirates de l’espace font furieusement penser aux Marines d’Aliens, tandis que la relation entre le clone d’Ellen Ripley et Analee Call, le personnage incarné par Winona Ryder, rappelle également celle de Ripley avec Newt dans le film de James Cameron.
Quant au décor, il évoque la prison spatiale d’Alien 3. On trouve malgré tout certains éléments intéressants dans le film de Jean Pierre Jeunet, comme l’utilisation du clonage ou le système de fonctionnement des aliens
Malheureusement, ces quelques idées sont toutes largement sous exploités, à l’image des personnages, dont la psychologie est assez sommaire.
Jean Pierre Jeunet ne cherche jamais à apporter la moindre profondeur à son long métrage. Il préfère filmer Sigourney Weaver en mode Terminator.
Alien – la Résurrection est un bon divertissement qui s’oublie très vite après visionnage, ce qui était loin d‘être le cas des épisodes précédents.