L’histoire : Un groupe de personnes se trompe de chemin à la sortie d’une soirée et atterrit dans un cimetière avec, au milieu, une grande demeure. Une fois à l’intérieur, ils vont réaliser, mais, trop tard, qu’ils sont tombés dans le piège d’un homme démoniaque.
Mon Avis : Attention, je vais aborder aujourd’hui une véritable curiosité cinématographique, en l’occurrence Spookies.
A l’origine, il s’agit d’une œuvre commencée en 1983, baptisé Twisted Soul, et réalisé par Thomas Doran et Brendan Faulkner, mais, jamais achevé faute de budget. Deux ans plus tard, Eugénie Joseph, une autre jeune cinéaste, décide, avec un peu d’argent et, plutôt que de tourner son propre film, de reprendre le travail de ses deux confrères et de le terminer en y ajoutant plusieurs séquences pour arriver à une durée de long métrage.
Le résultat final débarque chez nous un an plus tard directement en vhs, mais, Spookies reste, à l’heure actuelle, totalement inédit en dvd français.
Personnellement, c’est grâce à la plateforme Shadowz que j’ai pu découvrir ce film dont j’avais souvent entendu parler.
Inutile de s’attarder sur le casting composé d’inconnus et qui le sont restés par la suite, passons à l’histoire.
Le film se déroule intégralement de nuit, dans un vieux cimetière au milieu duquel se trouve une immense demeure. C’est la que débarque un groupe de personnes qui ont eu le malheur de se tromper de chemin.
Ils vont trouver refuge dans la fameuse bâtisse qui est, en fait, le piège d’un homme ayant prévu d’utiliser des forces démoniaques pour sacrifier les intrus, ressusciter sa femme et s’assurer une vie éternelle pour encore 300 ans.
Ce résumé vous parait clair ? Il n’en sera pas de même à la vision du film qui est, sans exagérer, un véritable bordel scénaristique.
Le fait que deux intrigues n’ayant quasiment rien à voir ait été mélangés est clairement visible et bien malin celui qui arrivera à comprendre pleinement Spookies.
On a donc un groupe de futures victimes adolescents très clichés auquel est venu se greffer un type qui doit avoir un peu plus de 40 balais, se retrouver à la merci de démons ayant trop vu Evil Dead, mais, aussi, une femme se changeant en araignée, des zombies qui pètent, ou encore des petites créatures qui ne font que passer. Pendant ce temps, un type décati ressuscite sa fiancée qui lui fait savoir que ce n’est pas ce qu’elle voulait.
La dernière scène ou elle est poursuivie dans le cimetière par des démons maquillés à la truelle et peints en bleu vaut son pesant de cacahuètes.
Bref, ça joue très mal, les maquillages sont aux fraises, et l’histoire est incompréhensible. En somme, Spookies est un long métrage totalement indéfendable…Et curieusement attachant.
Car le film propose une expérience véritablement unique car, il ose absolument tout dans un joyeux foutoir qui ne s’arrête quasiment jamais. A titre personnel, je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas le long métrage. Libre donc à chacun de se faire son propre avis, mais, une chose est sûre : On ne ressort pas indemne du visionnage de Spookies.