L'histoire : Partie surfer sur une plage déserte, une jeune étudiante Américaine, se retrouve coincée sur un rocher, à quelques mètres du rivage, tandis qu'un requin blanc rode dans les parages.
Mon avis : En septembre 2014, la société Sony Pictures se porte acquéreur d’un scénario très convoité baptisé In The Deep.
Un an plus tard, un long métrage est annoncé avec le réalisateur Louis Leterrier aux manettes, mais, quelques mois plus tard, le metteur en scène claque la porte.
Il est remplacé par Jaume Collet-Sera, cinéaste espagnol qui s’est fait connaître en 2005 avec son premier film, La Maison De Cire.
Peu après, arrive la comédienne Blake Lively qui obtient le rôle principal du film en mème temps qu’elle devient la principale tête d’affiche, celle sur laquelle va se bâtir tout le projet.
D’ailleurs, Blake Lively demeure également le seul nom connu du casting (si quelqu’un connaît Óscar Jaenada ou Sedona Legge, qu’il me fasse signe).
L’histoire tourne autour de Nancy Adams, une jeune américaine en vacances au Mexique. Il y a deux raisons à sa présence dans ce pays. D’abord, le surf dans de grandes étendues réputés, et une plage sur laquelle sa mère, récemment décédé, venait elle-même tâter de la planche.
Après avoir profité des vagues en compagnie de deux mexicains, Nancy décide de retourner, seule, une dernière fois dans l’eau avant la tombée du soir.
Une grave erreur, car, un grand requin blanc traine dans les parages et va rapidement transformer le séjour de Nancy en cauchemar.
Le film de Jaume Collet-Sera s’inscrit évidemment dans tous ces longs métrages parlant de requins tueurs initié par Les Dents De La Mer, œuvre fondatrice du genre réalisé par Steven Spielberg à la fin des années 70.
Un genre à lui seul, ou surnage bien plus souvent le pire que le meilleur. Instinct De Survie, lui, navigue entre les deux.
S’il y a une chose qu’on ne peut reprocher au film, c’est sa réalisation. Dans des paysages de toutes beauté, Jaume Collet-Sera signe des images magnifiques, au cadrages soignées, mais, montre aussi la nature dans ce qu’elle peut avoir de plus cruelle.
Le réalisateur ne lâche quasiment jamais son héroïne, dont il parvient à faire ressentir les émotions et le calvaire.
Certes, Instinct De Survie ne risque pas de s’inscrire parmi les grandes références du genre, mais, le film s’avère au moins distrayant.
Pour autant, ça reste une œuvre extrêmement formatée, avec un coté publicitaire mettant en avant les supposés qualité physique et artistique de Blake Lively.
En clair, l’omniprésence de la comédienne devant la caméra peut donner l’impression que le film a surtout été conçu pour la mettre en valeur tel un produit à vendre absolument.
Et le souci, c’est que la comédienne, si elle joue juste, n’avait peut-être pas les épaules nécessaires pour soutenir un tel projet.
Preuve en est que, lors de certaines scènes, une simple mouette parviendrait presque à lui voler la vedette, alors que l’animal ne fait pas grand-chose.
Au final, le film de Jaume Collet Sera se regarde d’un œil distrait, mais, s’oublie aussi très rapidement. Preuve que, malgré ses qualités, on n’est pas là en présence d’un grand film non plus.