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TERRIFIER (2016)

L’histoire : Un soir d’Halloween, dans la petite ville de Miles County, deux jeunes femmes reviennent d’une fête. Leur route va croiser celle d’un individu étrange habillé en clown. C’est le début d’une nuit cauchemardesque et sanglante.

Mon avis : Damien Leone commence sa carrière à la fin des années 2000 en se faisant la main sur quelques courts métrages. Dans l’un d’eux, baptisé The 9th Circle, il met notamment en scène un clown psychopathe. Un personnage qu’il reprendra sur Terrifier, autre court métrage. Puis, les deux œuvres seront réunis dans All Hallow’s  Eve, premier film de Damien Leone.

En 2016, le réalisateur décide d’exploiter ce tueur dans une œuvre qui lui est entièrement dédié. Pour bien marquer la rupture avec son précédent long métrage, le réalisateur choisit de changer le titre en reprenant celui de Terrifier.

Le scénario est relativement basique. Deux copines, dont l’une est un peu bourrée, sortent d’une soirée et décident d’aller manger un morceau. Il fait nuit et les rues de la ville sont désertes, ou presque. Car, un type portant un costume de clown et un sac poubelle rode dans les parages.

Les deux filles le croisent d’abord à l’extérieur, puis, dans la pizzeria ou elles se sont arrêtées. Mais, elles ignorent que celui qui se fait appeler Art Le Clown, est un dangereux psychopathe qui va faire vivre aux deux amis et à la sœur de l’une d’elle, une véritable nuit d’horreur.

Avec cette nouvelle aventure du clown sadique, Damien Leone décide de changer les règles. Terminé le film à sketchs et la métaphore sur les images démoniaques d’All Hallow’s Eve, et place à un film gore et brutale, dans la grande tradition de certains classiques des années 70 et 80.

Damien Leone en profite pour rendre hommage à des œuvres qu’il aime comme Les Griffes De la Nuit (la scène d'ouverture) ou Massacre A La Tronçonneuse lors d’un passage ou le clown psychopathe se balade en se tortillant, avec une fausse perruque et une paire de seins arrachés à l’une de ses victimes.

Des références entièrement assumées par le réalisateur qui n’hésite pas à dédier son film à Wes Craven, Tobe Hooper et Georges Romero. Mais, Terrifier est également une œuvre ou le réalisateur délivre largement la marchandise, notamment en montrant une fille se faire couper en deux dans le sens de la longueur, devant son amie, impuissante.

Malgré un budget très limité assez visible dans le résultat final, Terrifier reste une film généreux qui a le mérite d’offrir au public exactement ce qu’il est venu chercher (à savoir du sang et de la violence).